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Entre vous et Moi Joseph Fifamè DJOGBENOU

Joseph Fifamè DJOGBENOU
  • Comment devient-on homme influent comme vous ?

Je ne sais pas si je suis un homme influent, je ne sais pas ce que j’influence, pour ainsi dire j’influence mes propres décisions, ma propre personne, mes propres activités, peut-être pour influencer les autres, influencer c’est donner l’impression d’être et de rayonner sur les autres, c’est de faire bien son travail

  • Si vous devez vous décrire en 3 mots que direz- vous?

Je parlerais d’abord de Spontanéité c’est le premier mot, je suis spontané dans ce que j’entreprends, dans ce qu’on me confie ; le deuxième mot c’est la générosité, il faut se donner entièrement sans arrière-pensée et la vie est tellement courte qu’il vaut mieux éviter de penser au lendemain et mieux penser aujourd’hui, même si aujourd’hui est le terreau du lendemain et puis la rigueur, rigueur au travail, rigueur dans tout ce qu’on fait, et qui élève à la perfection

  • Vous êtes aujourd’hui un exemple de réussite dans votre pays, mais aussi pour le continent. Comment comptez-vous transmettre aux jeunes votre savoir-faire et vos riches expériences professionnelles ?

J’apprécie une expression aussi bien en politique, que dans la vie professionnelle et  j’espère un peu dans la  vie privée «  La pédagogie par l’exemple », la transmission par l’exemple, on ne transmet pas seulement par le savoir, on ne transmet pas par l’enseignement simplement, et le meilleur enseignement par ailleurs étant l’exemple. Fais ce que je dis, fais encore mieux ce que je fais parce que ce que je fais correspond à ce que je dis et ce que je fais est meilleur peut être à ce que je dis. Je pense que c’est le meilleur que l’on puisse  offrir aux plus jeunes que soi.

A plusieurs occasions je pouvais aussi succomber à la tentation de la migration, je l’ai pas fait ; je pouvais succomber à la tentation de l’enseignement principalement dans d’autres pays qui m’ont sollicité, je l’ai pas fait.

Je me suis dit OUI on peut rester dans son pays et faire en sorte que les jeunes qui sont autour de soi, avec soi, qui viennent après soi-même considèrent qu’ailleurs n’est pas meilleur ; voilà la meilleure manière de transmettre c’est la pédagogie de l’exemple.

  • Paraître, est -il important pour vous?

Non, l’être est beaucoup mieux important, paraître est trompeur d’ailleurs Le paraître n’est pas évident s’il ne comprend pas l’être, le paraître est plutôt cosmétique si l’être s’en détache ; le paraître est vrai si l’être s’en rapproche.

  • Quel est votre plus grand challenge réussi en tant qu’homme?

Je ne peux pas m’exprimer ainsi parce que la vie continue, je n’ai encore rien réussi ; l’essentiel arrive.

  • Êtes-vous préventif au niveau de votre santé ?

Je ne suis pas aussi rigoureux du point de vue de la santé, j’ai la chance que dieu m’ai donné un corps qui répond pour le moment, je ne sais pas jusqu’à quand.

  • Avez-vous une hygiène alimentaire précise ?

Je suis dans la sobriété, je ne suis pas porté vers les repas trop colorés, trop gras, trop chargés etc.. Avec les petits poissons, de la tomate, de l’oignon ça va.

  • Avez-vous des astuces pour chasser le stress ?

C’est le rire et l’humour, il faut cultiver l’humour, avoir des petites histoires dans sa tête, ou dans son agenda, dans son portable.

  • Notre système de santé vous semble- t-il convenable?

NON pas du tout, cela se comprend, cela se voit, il y a sans doute quelques hôpitaux de zone mais sans plateaux techniques, nous avons tout à revoir là ; le système d’approvisionnement, nos centres de santé ; nous sommes allés à l’assemblée nationale pour revoir le code des marchés publiques pour soulager et surtout au niveau de la santé, les règles des marchés publiques seront désormais moins rigoureuses pour agir promptement et efficacement et donc nous sommes dans un système actuel qui ne laisse pas penser que chaque citoyen ait la chance d’avoir le meilleur soin de santé. Être en bonne santé, c’est avoir le bon médecin, avoir le bon médicament, aller dans le bon centre de santé ; et ces éléments là nous ne les avons pas encore, mais je pense qu’avec les efforts que chacun fournit, on va améliorer la situation.

  • Si l’on vous remettait une baguette magique, quelle maladie souhaiteriez-vous éradiquer du monde ? Pourquoi ?

L’hépatite, cette maladie tue au Bénin je le crains plus que toutes les autres maladies, L’hépatite B tue surtout à cause de l’ignorance de nos compatriotes, le plus grand mal du bénin, ce n’est pas l’analphabétisme, ni le sida, c’est l’hépatite. Les enfants qui vont sur les tas d’ordures qu’on ne vaccine pas, les parents qui ne se vaccinent pas et puis avec le développement de l’hépatite c’est le cancer de foie. C’est une maladie vers la fin qui est très douloureuse et nous n’avons même pas de compétence pour soulager ceux qui sont en fin de vie et qui vivent cette douleur, si J’avais une baguette magique ce serait de contraindre premièrement tous les béninois à aller se vacciner, à aller se faire diagnostiquer. Il est vrai que nous sommes nés pour mourir, mais il est tout aussi vrai que nous pouvons éviter les morts que nous pouvons appeler des « morts bêtes ».

  • Pourriez-vous me citer une qualité que vous avez aujourd’hui et qui vous semble indispensable ?

Je ne sais pas encore la qualité que je peux citer, la qualité que je veux c’est une humilité à toute épreuve ; je n’ai pas encore cultivé davantage cette qualité, j’essaye un peu mais je suis comme tous les êtres humains à un moment donné on est pris d’un sentiment prétentieux de connaissance absolue qui vous amène à, au lieu de savoir que c’est votre propre opinion et proliférer par voix d’incantation que penser que c’est l’opinion « O » , que c’est la vérité « V ». je pense que ce sentiment d’humilité qui est tributaire de la relativité nécessaire de l’être et de tout ce que l’être fait ou dit eh ben j’essaye moi-même de le cultiver davantage.

  • Quel est votre leitmotiv?

C’est le service, le bonheur ce n’est pas ce que l’on ressent, l’on construit soit même, c’est ce que l’on voit dans l’autre. Être heureux c’est voir l’autre heureux.

Merci

HEALTH MAG

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