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Entre vous et moi Eric HOUNDETE

Fils d’un syndicaliste, aviez-vous été influencé par l’ascendance ?

Naturellement! Mes parents sont porteurs d’un certain nombre de valeurs qu’ils ont tenu à transmettre à leurs enfants. Le travail, la discipline, la détermination, le sens de l’engagement, le respect sous ses diverses formes notamment de l’intérêt général, la foi en son Créateur et la confiance en soi-même sont quelques unes de ces valeurs dans lesquelles j’ai été moulé. Je leur dois assez et d’ailleurs, je voudrais profiter de l’occasion que vous me donnez pour les remercier une fois encore.

Elu député trois fois successivement, la lutte contre la pauvreté, la justice sociale, l’intégrité des caisses publiques, entre autres demeurent vos précautions majeures de développement.

Absolument! Pour moi, la notion du bien commun est sacrée. Le sens de mon action au quotidien est de faire en sorte que tous les Béninois vivent mieux dans un pays prospère, bien gouverné sur tous les plans. Certes, le Bénin n’a pas d’énormes ressources au niveau de son sous-sol, mais c’est un pays qui dispose de beaucoup d’autres potentialités. Nous avons de réels atouts qu’il importe de valoriser ; et pour le faire, la justice sociale, la lutte contre la corruption et la gabegie sont des priorités absolues. Si nous arrivons à le faire correctement, alors nous pourrions lutter efficacement contre la pauvreté et bâtir une nation forte tant sur le pan économique, social que politique. Le développement d’un pays est une question d’organisation, de méthode et de rigueur.

La sauvegarde de l’intérêt  général votre leitmotiv, c’est pourtant rare dans le cercle des politiciens.

C’est vous qui le dites. Je connais des femmes et des hommes politiques qui partagent les mêmes convictions que moi. Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de faire en sorte que nos voix dominent et que nos messages soient bien perçus par la population afin qu’elle adhère davantage à cette dynamique qui prépondérante dans la construction d’une nation prospère et développée. C’est pourquoi, je ne cesse de parler de rassemblement. Notre jeunesse doit se rassembler autour de cet idéal pour aller de l’avant. L’engagement économique, social et politique de chaque Béninois doit viser l’intérêt général.

Vous avez la réputation d’être à la fois un homme posé et passionné. Quelle idée faites-vous de vous-même ?

Je ne me flatte pas en vous disant que je suis un homme de conviction. Je crois profondément en ce que je fais  mais aussi en un lendemain meilleur pour chaque Béninois. C’est un devoir pour chacun de nous de se mettre au service de la nation et du bien commun. Mais, vous conviendrez avec moi que rien de grand ne s’obtient dans la précipitation et l’improvisation, il faut non seulement de la passion vue sous l’angle de la détermination et de l’engagement, mais aussi de la méthode et de la rigueur.

Décrivez-nous votre journée en cinq mots.

Difficile à faire. Mes journées varient selon mes engagements. Mais une chose est sûre quand je me lève le matin, que je sois à la maison ou pas, je prends le pouls de ma famille. J’aime beaucoup échanger avec mon épouse femme et mes enfants. Par la suite, je me plonge dans le travail. J’estime que pour bien remplir ma mission de parlementaire, je me dois de maitriser chaque dossier qui passe à l’Assemblée nationale. Je consulte aussi beaucoup en échangeant avec mes amis politiques, mes collègues et mes collaborateurs. Je ne manque jamais de descendre sur le terrain pour aller discuter et  échanger avec les populations à la base.

En parlant de votre santé êtes-vous prévoyant ?

Je fais de mon mieux en prenant en amont certaines dispositions. C’est surtout mon épouse qui m’aide dans ce sens. Pour être au service de la population, il faut bien avoir une bonne santé en étant bien organisé et en faisant attention à un certain nombre de détails. J’essaie autant que c’est possible de faire attention à ce que je mange. L’alimentation est très importante car notre premier médicament, c’est ce que nous mangeons. C’est vrai qu’il arrive parfois qu’on oublie de s’alimenter comte tenu des charges de la journée.

Quel sport pratiquez-vous ?

Essentiellement la marche. Je fais aussi de temps en temps du footing. Il m’arrive également de faire du fitness à la maison ou dans les salles de sport.

Malgré l’implantation des structures telles que, la Certification ISO, la DANA, le Laboratoire de Sécurité Sanitaire des Aliments (LCSSA) qui ont pour fonction de veiller à la qualité, la traçabilité et l’autorisation des produits, bon nombre de produits douteux sont déversés sur notre marché. Quelle lecture faites-vous de ce phénomène ?

C’est d’abord un problème politique lié à la gestion de nos frontières. Le Bénin fait partie de l’UEMOA et de la CEDEAO qui sont deux marchés qui prônent la libre circulation des personnes et des biens. Il est donc important que des dispositions idoines soient prises à nos frontières pour que soient assurées la qualité et la traçabilité des différents produits qui entrent sur le territoire national. Il faut des décisions politiques pour en arriver là. Les douaniers et les policiers doivent être formés pour veiller à ce que des produits illicites ne rentrent pas notre pays. Ils doivent travailler de paire avec les structures étatiques agrées dans cette mission de contrôle. Par ailleurs ces dernières doivent être équipées comme il faut en matière de technologie. Nous ne pouvons pas toujours nous permettre d’être en déphasage avec les règles internationales dans ce domaine. C’est un enjeu majeur de santé publique qui nous interpelle tous.

Vous êtes père de famille, est-ce facile de concilier vie politique et vie de famille ?

Ce n’est pas toujours évident, mais je m’organise du mieux que je peux. Il arrive que je passe plusieurs jours sans voir la famille. Dans ce cas, j’utilise le téléphone et les réseaux sociaux pour être en contact permanent avec elle. C’est indispensable pour moi.

Vos combats réussis et vos échecs ?

Vous savez, la vie est faite de hauts et de bas. L’essentiel, c’est d’être fidèle aux valeurs qui nous caractérisent, à nos idéaux et d’avoir toujours la force et la conviction de se battre pour ses idées. Des échecs, j’en ai eu tout comme des réussites. L’une de mes plus grandes réussites c’est d’avoir su garder la confiance de mes parents et de mes proches.  Vous n’êtes pas sans savoir que tout est relatif dans ce bas monde.

Vos projets ?

Aller toujours de l’avant et contribuer par mon travail au mieux-être des Béninois. Il y a des sujets qui sont extrêmement importants pour moi dont entre autre figurent l’éducation nationale, l’emploi des jeunes, la santé et le logement.

Interview réalisée par Elena Miro K

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