Psycho & Sexe

5 idées reçues sur le sexe féminin

Cachés, secrets… Le vagin des femmes, la vulve et le sexe féminin dans son ensemble restent très mystérieux. Et bien souvent, ce qu’on croit savoir se révèle erroné ! La preuve avec ces 5 affirmations… aussi fausses que répandues, repérées dans l’excellent ouvrage Les Joies d’en bas, paru chez Actes Sud. Vous laisserez-vous avoir ?

L’hymen scelle la virginité

FAUX ! Le mythe de la jeune vierge saignant lors de son premier rapport sexuel remonte à des croyances ancestrales, qui malheureusement perdurent dans de nombreuses cultures. La réalité est beaucoup plus complexe.

L’hymen est une membrane située à l’entrée du vagin. Toutes les femmes naissent avec bien qu’elle n’ait pas de fonction particulière. L’hymen est circulaire et troué. Ah bon ? Eh oui, il n’est pas totalement fermé, il faut bien que le sang des menstruations s’écoule ! Son aspect varie d’une femme à l’autre, et au fil des années. Flexible, il est comme un élastique qui peut se tendre, et qui se rompt si l’on tire trop. Lors d’un rapport sexuel, il peut donc s’étirer avec le vagin sans aucun incident, tandis que chez certaines il craque, entraînant un léger saignement. Ne pas saigner ne signifie pas ne pas être vierge. Tout comme saigner ne signifie pas forcément que l’on était vierge, cela peut venir d’autres frottements vaginaux.

Le gland est l’apanage de l’homme

FAUX ! Les femmes aussi sont dotées d’un gland ! Où ça ? Et bien, il s’agit de ce que l’on désigne généralement comme le clitoris, en forme de raisin sec à la jonction des petites lèvres. Ce gland est la partie visible de l’iceberg, l’iceberg étant le clitoris, qui se déploie dans le bas-ventre de part et d’autre de la vulve. Le gland de la femme est, comme chez l’homme, le point le plus sensible du corps (chic, un point commun), avec plus de 8 000 terminaisons nerveuses. Avec plus de sensibilité encore chez la femme (quelles chanceuses nous sommes) puisque ces terminaisons sont concentrées sur une zone plus petite.

À celles et ceux qui ouvrent de grands yeux, sachez que ces similitudes entre les organes sexuels féminins et masculins ne sont pas si étonnantes. En effet, jusqu’à 12 semaines, les embryons des deux sexes ont un « tubercule génital » parfaitement identique. Et toc.

Le point G est indispensable à l’orgasme

FAUX ! Le point G n’est pas un interrupteur caché sur lequel il suffirait d’appuyer pour déclencher un feu d’artifice. Pour commencer, il reste mystérieux, et même hypothétique puisque malgré de nombreuses recherches sur le sujet, son existence n’a pas pu être prouvée à ce jour. Le point G serait donc situé sur la paroi vaginale antérieure, vers le ventre, contre la vessie. Certaines femmes décrivent sa stimulation comme bien meilleure que celle du vagin ou du clitoris. Le point G pourrait correspondre à une partie interne du clitoris stimulée à travers la paroi vaginale, mais rien ne désigne (pour le moment, gardons espoir) une structure anatomique propre nommée point G. Ce qui ne vous empêche pas de continuer à le chercher avec assiduité pour explorer de nouvelles facettes de votre sexualité, et si vous le trouvez, faites-nous signe.

Les poils pubiens sont les ennemis de la féminité

FAUX ! Souvent maudits, disgracieux lors de la repousse, douloureux quand ils se pointent en poil incarné et s’infectent, les poils pubiens sont aussi un vrai casse-tête quand il s’agit de caser les rendez-vous chez l’esthéticienne dans son planning… Et pourtant, les poils pubiens sont nos amis ! La mode est aux vulves lisses et nettes, ce qui n’est pas vraiment bon pour notre anatomie. Les poils protègent le délicat sexe féminin et ses fragiles muqueuses des infections et irritations. Cela ne vous suffit pas ? Sachez en plus que l’effleurement des poils envoie des stimuli aux follicules pileux, transmis ensuite au système nerveux, ce qui, in fine accentue votre expérience sensorielle du plaisir.

Le périnée, c’est un truc de femmes enceintes et de jeunes mamans

FAUX ! C’est généralement lors d’une première grossesse que l’on prend conscience de l’existence de son périnée grâce à la préparation avant l’accouchement et la rééducation après (sans parler des déchirures et épisiotomies pour les moins chanceuses). Et pourtant, on aurait tout à y gagner à s’en soucier davantage. Le périnée, sorte de hamac situé entre l’anus et le sexe (chez la femme comme chez l’homme, tout à fait messieurs), soutient le poids des organes abdominaux. Il est aussi appelé plancher pelvien. Pourquoi faut-il le tonifier de manière régulière ? Un périnée altéré ou détendu entraîne des risques d’incontinence et autres désagréments. De plus, un périnée tonique et souple est un allié de choix pour une sexualité épanouie : en se contractant autour du sexe masculin, le périnée de la femme peut décupler le plaisir des deux partenaires.

 

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